Des données partout, aucune intégration.
Pour comprendre à quel point une zone risque de brûler, il faut au moins quatre éléments : une évaluation structurelle du territoire (combustible, pentes, climat, pression anthropique), un historique récent des incendies actifs par satellite, une archive des événements catastrophiques passés, une projection sur l'évolution du risque dans les prochaines décennies.
Ces données existent et sont en grande partie ouvertes. EFFIS publie un indice structurel du risque. La NASA, via le capteur VIIRS et le système FIRMS, fournit en quasi-temps réel les points chauds thermiques de toute la planète. GDACS catalogue depuis 2000 les événements désastreux avec une alerte verte, orange ou rouge. Les projections du CMIP6 Fire Weather Index indiquent comment se comportera l'indice canadien de risque selon les différents scénarios socio-économiques jusqu'en 2100.
Le problème n'est pas le manque de données : c'est qu'elles se trouvent sur des portails différents, avec des formats différents. Assembler ces quatre niveaux à la main signifie des jours de travail technique à chaque fois.